La cannette de bière vide a fini par rouler sous la table basse du salon, la tâchant de gouttes dorées ça et là. J'en ai marre de me faire chier tout seul chez moi. Je suis toujours tout seul. Je me sens toujours tout seul. Un regard sur la pendule suspendue au-dessus du poste de télévision m'informa que dans un quart d'heure on atteindrait les cinq heures de l'après-midi. Nouveau soupir. Je fixe quelques secondes la bière répandue sur la table et, péniblement, je m'agenouille et incline la tête pour venir en laper la rosée jaune. La table vitrée se retrouve couverte de petites traces de salives que j'essuie nonchalamment d'un revers de la main. Puis je me mets debout et pars me cloîtrer dans la salle de bain, histoire de faire un rapide brin de toilette.
Je me déshabille et étudie mon reflet dans la glace. Je suis toujours aussi grand et maigre à mon goût. Je ne dirai pas non à un peu plus de musculature. En revanche, je me félicite intérieurement d'être parfaitement imberbe. Puis je secoue la tête et entreprends de nouer mes dreads en un chignon casse-gueule, avant de pénétrer sous la douche. J'asperge tout mon corps d'eau tiède et ferme paresseusement les yeux sous la sensation de caresse qui baigne mon corps tout entier. Personne ne me montre autant de tendresse que ce simple jet d'eau. Ca m'fait pitié, tiens. Je ricane, pour la forme.
Une fois savonné, je mets un peu de déodorant, je me lave les dents et démêle mes dreads pour les attacher en queue de cheval, simplement. Pas de casquette, juste un bandeau. J'enfile ensuite un simple jean large et fourre en boule un tee-shirt Eckö noir dans l'une des poches de mon baggy, au cas où. Pas besoin de haut, il va faire chaud ce soir... Chaussettes, baskets, et me voila fin près, torse nu, à me rendre au bordel. Mais avant de sortir de la salle de bain, j'attrape le tube de rouge à lèvres de ma mère et l'écrase contre le miroir en écrivant en gros "FICK DICH" sur toute la largeur de la glace. Histoire qu'elle se souvienne de ce que je pense de sa féménité.
Il est 17h00 et me voilà donc en route avec une heure d'avance pour aller me faire les prostituées du quartier le plus noir de la ville, celui-là même où on a retrouvé cette pauvre gosse dans le caniveau, apparemment violée. Si je tenais le coupable, je lui ferai bien la peau, avec autant d'atrocité possible. Mon c½ur ne s'ouvre que pour les enfants. Arrivé devant le bordel, je me mets immédiatement au travail, en posant quelques mains ici et là au hasard du vide. Je commence déjà à me réchauffer, mais je continue direct jusqu'au bar de la patronne de la maison close, histoire de voir ce qu'elle a à me proposer cette fois "à consommer".
Cependant, comme elle n'est pas là, je n'ai pas d'autre choix que de l'attendre.
Qu'est-ce qui m'a pris de v'nir ici avec une heure d'anticipation aussi, putain. Enfin, quitte à m'emmerder, je préfère le faire entouré d'une vue un peu plus... bandante.
Et effectivement, les petits culs qui s'agitent autour de moi ont tout pour me faire oublier la morosité de ce vendredi soir. Quelques putes de ma connaissance me saluent en m'offrant, minaudantes, l'accès à leurs décolletés. Toutes espèrent une seconde nuit avec moi, je le sais parce qu'elles me l'ont dit. Enfin bref, les toucher, ça me plait, le temps passe plus vite comme ça. Qu'est-ce que qu'elle fout cette conne de proprio ? Tout en massant quelques poitrines par ci, quelques gorges par là les yeux dans le vague, je commence à somnoler. Je vais pas attendre ici trois plombes non plus. J'ai besoin d'elle pour qu'elle me dise ce qu'elle a de neuf. Jamais deux fois la même Tom, tu l'sais...
Soudain, mes doigts se referment sur du vide, et je me retrouve dans l'ombre d'un homme que je n'ai encore jamais vu ici (et au bout de deux ans, je crois que je connais à peu près la gueule des habitués du lieu). Les femmes de plaisir se sont écartées en riant doucement. Il me sourit, complice et pervers, et fait dégager les quelques prostituées qui venaient encore malgré tout se frotter à moi. Je me redresse et lui rend son sourire, méfiant. J'ai jamais aimé les inconnus. Mais celui-ci a l'air bien décidé à me faire la conversation.
- Ca fait longtemps que t'es ici, p'tit gars ?
Attends, là... j'ai dû mal comprendre.
- Combien tu prends..? me murmure-t-il à l'oreille, ses doigts venant déjà s'égarer sur l'élastique de mon boxer dépassant hors de mon fut'.
Je tressaillis et en moins de trois secondes, le type se retrouve avec mon point collé dans la gueule. Il s'écroule par terre en un clin d'oeil. Sa bouche pisse le sang. Sonné, il me fixe en bredouillant, ne comprenant pas.
- Y'a eu méprise, je lui dis froidement.
- Tom ? fait soudain une voix derrière moi.
Je me retourne et me retrouve ainsi nez à nez avec la patronne, qui me regarde interloquée en mâchouillant un vieux cigare. Mon visage se fend d'un grand sourire hypocrite et je la salue, innocent.
- Tom, évite de foutre le bordel ici. C'est pas parce que c'en est un qu'y faut en faire un souk, me sermonne-t-elle, amusée.
Je pose une main sur son épaule et dépose un baiser dépourvu de toute tendresse sur sa joue flasque.
- Qu'est ce que tu me proposes ce soir pour c'prix là, Betty ? je lui demande en lui mettant dans les mains un billet de 500¤ (obtenu en vendant de la cocaïne à mes heures perdues).
Ses petits yeux porcins fixe le fric avec avidité, et elle marmonne :
- T'as envie d'baiser comme jamais, Tom ?
Je souris et réponds, désinvolte :
- Non, je veux juste tester un nouveau jeu. Trouve-moi en une qui aime les montées d'adrénaline.
Elle acquiesce et disparaît dans les couloirs en mâchant plus vigoureusement son cigare, avant de revenir quelques minutes plus tard, me tendant une clé.
- Chambre 304, grogne-t-elle. Il y a tout, même les menottes. Amuse-toi bien, elle est docile. C'est une française, me glisse-t-elle à part à l'oreille.
- J'la connais ?
- Bien sûr que non, mon chou. J'sais bien comment tu fonctionnes... depuis l'temps, ajoute-t-elle en me faisant un clin d'½il exagéré.
Je saisis la clé ornée d'un pompon de velours rouge, quand soudain le mec que j'ai frappé auparavant me hurle, parlant à moitié du nez :
- Et pour 1000¤, tu m'laisses te défoncer l'cul ?!
Je me fige. Moi ? Moi, être soumis ? Avec un homme ?!
- Il est bourré, ronchonne mon hôtesse. Puis elle mugit : Foutez-moi ça dehors !!!
Mais je n'attends pas de voir la face de ce sale pédophile, ce... ce pédé, s'écraser contre le bitume souillé du trottoir à l'extérieur, et je m'éclipse dans les corridors sombres du bordel à la recherche de ma proie.
La chambre 304 est une chambre assez vaste, et au premier coup d'½il je repère que mon jeu n'en sera que plus intéressant. Allongée sur le lit d'un rouge sombre, une superbe blonde, roulée comme je n'ai jamais vu ça, m'attend, nue et offerte. Mon regard s'attarde sur son corps lascif et je m'autorise une brève séance de matage, laissant mes yeux picorer sa peau laiteuse, m'attardant sur ses charmes intimes. Elle est dépourvue de la moindre pilosité. J'aime. Je referme la porte à clé derrière moi et vient m'allonger à ses côtés, l'enlaçant tendrement de mes jambes. Ses doigts manucurés viennent effleurer ma peau dans un geste respectueux, et elle chuchote doucement :
- T'es beau.
Je me retire et la fixe, narquois. Mes mains se posent sur ses seins et je mords délicatement son cou, ma jambe remontant entre les siennes. Elle ruisselle déjà. Quelle salope. Je m'assois à califourchon sur elle et je lui dis d'un ton qui n'admet pas le refus :
- Je domine. Tu obéis.
Elle sourit et incline la tête, signe de son assentiment. Comme si elle avait le choix ! Je me fais tendre et protecteur, allant même jusqu'à l'embrasser langoureusement. Elle se met à onduler, gémissante, mais je me relève brutalement, sous son regard incompréhensif. Elle a été coupé dans son élan, mais en même temps, c'est pas à elle de jouir, non ? Sans la quitter des yeux, je recule jusqu'à la porte et me colle au mur, sentant l'interrupteur sous mes doigts.
- On joue ?
Et, sans lui laisser le temps de comprendre, j'éteins la lumière, plongeant immédiatement la pièce dans le noir. J'entends ma victime pousser un petit cri surpris et incroyablement sensuel. Ce qui m'électrise.
Je comprendrais sans doute jamais pourquoi ça m'excite autant, ça...
Une faible lueur éclaire alors en tremblotant mon visage, mettant l'accent sur mon sourire le plus terrifiant. Mon briquet. Je l'ai toujours sur moi, comme un besoin vital. Même si je ne fume pas. Ca me rassure, je peux ainsi tenir le noir à distance. Comme tout est allé très vite, je n'ai pas eu le temps d'avoir peur. D'ailleurs, je bande beaucoup trop pour penser à autre chose qu'au sexe.
- Voici la règle. C'est simple, je dois t'attrapper. Un conseil : sois rapide. Si je t'ai, tu passeras un sale moment... tu n'as pas été sage du tout, tu dois être punie !
Et j'éclate d'un rire sadique, refermant le capuchon de mon briquet. Je crois qu'elle a compris que ça ne sera pas qu'une partie de jambes en l'air ce soir, à en juger par le mouvement paniqué que j'ai détecté immédiatement après avoir replongé la pièce dans la pénombre. Je fais deux pas en avant, comme un fauve. Elle se met à courir sur le côté, je l'entends. Je la suis immédiatement et frôle son bras. Elle pousse un cri étouffé.
- Attention...
Je me mets à courir franchement après elle dans toute la pièce, et l'atmosphère est comme chargée de sa peur croissante. Ca aussi, ça m'excite. Tout le monde perd ses moyens dans le noir. Au moment où elle ne s'y attend pas, je rallume mon briquet, juste à temps pour la voir disparaître à ma droite. Aussitôt, je plonge et elle recule en trébuchant.
- Non... s'il te plaît, arrête ! J'aime pas trop... !
J'éclate encore une fois de rire, un rire profondément méchant. Je prends une voix grave et murmure d'un ton cruel :
- Les chats aiment jouer avec les souris... juste avant de planter leurs griffes dans leur corps. Tu sais, ça ?
Et je me remets à courir dans sa direction. Elle hurle et je sens clairement l'appel désespéré de ce cri. Pour un peu, j'en jouirais. Ses cheveux me fouettent le visage et je peux ainsi deviner sa silhouette et me saisir de sa gorge. Je mords alors violemment son épaule et mes ongles se plantent dans sa taille fine. Elle crie encore une fois et je la relâche. Aussitôt elle s'enfuit, et cette fois elle se jette contre la porte, martyrisant la poignée. Je rallume mon briquet et m'approche lentement d'elle, bras tendus.
- Voyons, sois raisonnable...
Son joli corps est parcouru de tremblements. La certitude illusoire que tout ceci n'est qu'un jeu sexuel a totalement disparu de ses pensées. Elle est prise au piège et elle le sait. Je m'amuse à éteindre et rallumer successivement mon briquet tandis que je m'approche toujours d'elle, avec une lenteur effrayante. Elle se laisse tomber à genoux et je vois sur ses joues couler une larme.
- Tu pleures ? je demande en riant.
Je fais un bond dans sa direction et elle sursaute, écrasant son corps contre le mur comme si elle avait l'espoir de rentrer dedans pour pouvoir m'échapper.
- Chuuuut...
- Pitié... ça devait être un jeu... hoquete-t-elle, impuissante, entre deux sanglots. Comme si elle voulait se protéger encore un peu, se rassurant tant bien que mal. Mais elle sait que ça ne sert à rien. Elle ne peut rien. Elle n'est rien.
- Je joue avec toi. Tu es mon jouet. Tu n'aimes pas ?
Elle secoue convulsivement sa tête blonde et relève vers moi des yeux brillants.
- C'est dommage... dis-je d'une voix douce. Etrangement mélancolique.
- J't'en prie... Ne me fais pas de mal...
Je souris, reprenant mes esprits. J'aime les avoir à ma merci. Ces femmes si vulnérables... Mais c'est la première fois que je m'amuse autant. Lorsque je ne suis plus qu'à un mètre d'elle, elle me regarde en pleurant, son corps nu luisant de sueur. Je me rapproche et rallume la lumière, éteignant pour la dernière fois mon briquet par la même occasion, avant de m'abaisser à sa hauteur. Elle sursaute. Je l'enlace.
- Chut, mon Amour... tout va bien, je suis là... je murmure en caressant doucement ses cheveux.
J'aime la sentir trembler contre moi. Mais elle se calme trop vite à mon goût.
- N'aie plus peur... viens avec moi, mon Ange... tout va bien... c'est fini...
Elle me suit jusque sur le lit, et je la fais s'allonger, lui prodiguant mille caresses tendres pendant plus de dix minutes. Au bout d'un moment, apaisée, blottie dans mon cou, elle murmure, frôlant mon torse en esquissant un faible sourire, comme si elle n'y croyait pas encore :
- Pendant un moment, j'ai bien cru que t'étais devenu fou...
A ces mots, je retire mon baggy et mon boxer, me retrouvant ainsi aussi nu qu'elle, et aussitôt elle se saisit de ma virilité, obéissant à un ordre imaginaire. Humm... elle est douée... je me cambre et elle descend sa bouche le long de mon torse, me faisant frissonner. Puis elle pose ses lèvres sur mon sexe et commence à entreprendre un lent va-et-vient, parcourant ma peau de sa langue tandis que ses mains caressent mon aine. Je pousse un gémissement rauque :
- Plus vite !
Elle s'exécute et je ne peux retenir un hoquet de plaisir, tendant les bras en arrière pour me saisir des menottes accrochées au montant du lit, et m'offrant ainsi totalement à ses baisers humides. Mon bassin bouge malgré moi en rythme, et lorsque je sens que je vais venir, je la saisis par les cheveux, la redresse et lui passe les menottes, avant de la rallonger violemment sur le ventre à côté de moi, maintenant ses bras au-dessus de sa tête. Elle tente de crier, comprenant ce qui va lui arriver, mais il est déjà trop tard : je la pénètre par-derrière sans aucune douceur et murmure sadiquement un "Je t'avais prévenue" entrecoupé de halètements de plaisir et de désir. Je fais alors en elle des mouvements brutaux d'animal en rut, jusqu'à ce que je jouisse enfin de mes jeux tordus et de mon viol et qu'elle s'évanouisse à moitié sous moi, sans plus aucune force, terrassée par la douleur de sa première fois et par ses terreurs précédentes. A mon sperme se mélange son sang...
Lorsque je quitte le bordel, il est près de minuit.
Demain, je vais avoir 18 ans.
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Voilà ! Pfiouuh, je suis crevée... J'éspère que ça aura plût... Surtout à toi, Alpha. Please, fais un edit' (XD) Et grouille-toi de répondre aussi... j'ai hâte que nos deux jumeaux se recontrent ! Je plaisante, prends tout ton temps (mais pas trop long quand même, même si, à moins d'un miracle, ça m'étonnerait que j'aie la suite demain ^^)
Ah oui, et désolée si le découpage de l'image est frustrant... voyez-vous, à la base... il y avait Bill en face (--')
von Omega
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Huuuuu ! Mais t'es dégueulasse >.< On voit bien comment Tom est un salaud xD
Ce que j'aime particulièrement avec cet partie, c'est qu'on voit bien que les jumeaux procèdent exactement pareil, mais sur des points différents : Bill, avec les enfants (enfin...UNE enfant, parce qu'il ne recommencera sans doute pas [mais qui sait, peut être qu'il réessayera x)]), et Tom, avec les prostituées...surtout que les deux "victmes" étaient blondes xD
Bref, Tom, c'est vraiment un gros PORC, INSENSIBLE et CON *Ahem...t'es sur de ne pas pouvoir en dire autant de Bill, Alpha...? / ... / ? / ...><*
'fin bon...tu écris vraiment très bien (nan mais sérieux c'est vrai : t'as un truc quand tu écris où...on ressent parfaitement les ressentis des personnages autour et du pincipal concerné Oo (franchement, j'me d'mande bien si s'en est autant pour moi T_T)
Brefeuuuh ouiiiii pour l'édit précédent (xD) la fameuse mise en page...alors figure-toi que justement, j'ai trouvé un autre truc (pour finir, j'vais en trouver tell'ment qu'on va plus s'en sortir et qu'on va faire un truc tout moche et multicolore xD les lecteurs sauront plus où donner d'la tête xP), je vais donc procéder par...heu...leçons (?) xD
LE RECIT OMNISCIENT => _-mise en forme : justifié
______________________couleur des écrits : noirs
______________________paroles des personnages (tous) : en gras
______________________pensées : en violet s'il s'agit des pensées de Tom / en rouge s'il s'agit ______________________des pensées de Bill, centrées et en italique
/!\ PAS DE COULEUR LORSQUE LE RECIT EST OMNISCIENT, SAUF POUR LES PENSEES DE TOM OU DE BILL /!\
LE RECIT "DANS LES PENSEES" => _-mise en forme : justifié
______________________________couleur des écrits : violet s'il s'agit des pensées de Tom / ______________________________rouge s'il s'agit des pensées de Bill
______________________________paroles des personnages (tous) : en gras
______________________________pensées : je ne sais pas s'il y en a vraiment, étant donné que ______________________________le récit se déroule dans les pensées Oo (cependant, s'il y en ______________________________a, il les faut en italiques et centrées (et de la couleur du ______________________________personnage (violet si c'est Tom / rouge si c'est Bill))
/!\ JE NE VEUX PARLER QUE DES TEXTES ECRITS PAR OMEGA JUSQU'A PRESENT /!\
Voualaaa (^o^) C'est bon, tu as compris...?
von Alpha